la coparentalité

 

La coparentalité est une formule de parentalité par laquelle une femme et un homme décident d'avoir un enfant ensemble, sans pour autant former un couple. Il n'y a en principe pas de relation amoureuse entre les deux parents, qui vivent chacun séparément leur vie sentimentale et personnelle. Cette situation peut s'envisager entre personnes homo- bi- ou hétérosexuelles, et elles peuvent être chacune seule ou en couple. En général, les parents choisissant cette formule familiale souhaitent une garde alternée. Dans cette configuration familiale, il y a donc une maman et un papa à la fois biologique et légal(e), ainsi que, éventuellement un ou une partenair(e) de chacun des parents, qui jouent selon les cas un rôle parental effectif envers l'enfant, et que l'on définit en général comme "parents sociaux".
     

La coparentalité est une forme familiale qui n’est pas uniquement retrouvée chez les personnes homosexuelles. En effet un nombre important d’enfants sont élevés dans ces situations de recomposition familiale, quelle que soit l’orientation sexuelle de leurs parents.

Lorsqu'il s'agit de personnes homosexuelles, les futurs parents optant pour cette formule accordent en général une place importante au lien biologique.  Ils (elles) vont jusqu’à renoncer de former une famille « unicellulaire » avec des parents de même sexe, afin de permettre à l'enfant de vivre une relation parentale avec les deux personnes qui l'ont engendré.

 

Même s’il existe une multitude de cas possibles au sein du concept de coparentalité, tous ont en commun le lien légal entre l’enfant et ses parents biologiques ainsi qu’une garde alternée. Cette dernière peut être organisée de façon très variable.

 

La différence principale entre les coparentalités délibérément choisies et les situations de recomposition familiale (ayant des enfants issus d’anciennes relations hétéro par exemple),  est l’existence du projet initial.

En effet, dès le départ les futurs parents choisissent d’élever ensemble mais séparément leur enfant, et cette situation de « séparation de fait » du couple parental n’est donc pas une rupture -bien au contraire-, il s’agit plutôt d’un rassemblement de personnes autour d’un même projet de vie.

 

D’apparence assez simple, et ne posant pas trop de problèmes juridiques à priori (puisque les deux parents légaux  sont reconnus dès le départ, voire même avant la naissance, et que tous les droits et devoirs de ceux-ci sont couverts par la législation), cette situation n’est néanmoins pas dépourvue de complexités.

 

Parmi celles-ci citons :

-          la question du rôle des partenaires (éventuels) de chacun des parents ; leur « place » dans la vie de l’enfant  (l’adoption de l’enfant par les partenaires n’est pas possible)

-          la nécessité de trouver des équilibres permanents entre des personnes n’ayant pas de lien amoureux (au sens strict) entre elles ;

-          les décisions à prendre à deux, trois,  voire quatre parents ;

-          la place de la (des) belle(e)s famille(s) ;

-          la localisation géographique des domiciles respectifs ;

-          les liens éventuels en cas de séparation des couples des parents ; la difficulté éventuelle à accepter le (la)  nouveau(elle) partenaire de l’autre parent

-          les problèmes éventuels en cas de mésentente survenant entre le papa et la maman biologiques

-          la question du nom de famille (actuellement : uniquement celui du père reconnu)

-          l’horaire pratique de garde de l’enfant ; ses modalités de reprise-remise…

-          l’avis de l’enfant lui-même sur toute cette organisation pratique de sa vie ;

-          la « difficulté » initiale à mettre le projet en route : le choix de l’autre parent, sa rencontre, l’établissement d’une relation de confiance, la détermination du temps nécessaire avant le début concret de l’aventure (les premiers essais pour obtenir une grossesse)

-          la question de l’engagement dans un ou plusieurs projets en phase de rencontre (certaines personnes souhaitent évoquer le projet avec plusieurs « candidat(e)s » avant de choisir l’autre parent )

-          la question du soutien que l’enfant une fois adulte serait amené à devoir fournir à non pas deux mais quatre parents vieillissants ;

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Ces questions importantes n’en sont pas moins surmontables. D’ailleurs plusieurs personnes ont délibérément fait ce choix. Même s’il n’existe pas de recensement  des cas de coparentalité G-L, l’on estime leur nombre à plusieurs dizaines en Belgique francophone.

Typiquement c’est une formule moins recherchée par les futures mamans L, par rapport notamment à l’IAD. Les femmes donnant priorité à cette formule existent pourtant bel et bien.

 

Le choix de la façon dont la grossesse est obtenue peut être très variable.

Certains projets se font en ayant recours à la procréation médicalement assistée (insémination artificielle ou fécondation in vitro avec le s du futur papa) ; d’autres se font plus « simplement » en ayant recours à l’insémination dite « artisanale » à domicile.

 

Des expériences vécues seront disponibles ici prochainement.

 

 

             

asbl Homoparentalités Rue du Marché au Charbon 42, B-1000 Bruxelles - BELGIQUE